NOS ORGANISATIONS MOBILISÉES POUR UNE GARANTIE DE REVENU !

Le collectif pour un revenu minimum garanti réunit des acteurs souhaitant améliorer les politiques de lutte contre la pauvreté et de minima sociaux.

Avançons vers le Revenu minimum garanti

Pour améliorer les politiques de minima sociaux, 5 priorités :

  • Accorder le RSA sans contrepartie.
  • Élargir le RSA aux 18-25 ans, un public particulièrement touché par la précarité.
  • Rehausser le RSA au niveau du seuil de pauvreté.
  • Automatiser le versement des aides sociales, pour lutter contre le non-recours et simplifier les démarches administratives.
  • Individualiser les prestations sociales pour assurer une véritable autonomie des personnes et l’indépendance notamment vis-à-vis du/de la conjoint·e.

Retrouvez nos lettres aux décideurs :

Newsletter #3 : Pauvreté : après les rustines, à quand des mesures à la hauteur ? - Février 2021

Les situations de pauvreté et précarité sont de plus en répandues dans la société française. Le Secours populaire français évaluait à 1 million le nombre de personnes entrant dans la pauvreté au cours de l’année 2020, s’ajoutant aux 9 millions de personnes s’inscrivant dans une pauvreté désormais structurelle.

Depuis un an que le Covid s’est installé dans le quotidien des Français.es, le contexte social s’est de plus en plus durci, et ce sont notamment les jeunes qui sont désormais en première ligne face à la pauvreté. Emplois précaires, intérimaires, jeunes entrant tout juste sur le marché du travail ou encore étudiants, autant de situations différentes toutes durement marquées par la crise économique et sociale que le pays traverse.

Dans ce numéro de notre lettre d’information nous vous proposons d’explorer les réponses apportées par les acteurs politiques en position de responsabilité ainsi que les forces d’opposition. […]

Newsletter #2 : Sortie du Rapport : « Sans contrepartie – Pour un revenu minimum garanti » - Octobre 2020

Le Collectif pour un revenu minimum garanti soutient pleinement le rapport rédigé par les associations AequitaZ et Secours Catholique, qui vient de sortir.
 
« Ce rapport ne fera pas l’unanimité », considèrent les auteurs. Car ils mesurent combien des années de discours rendant les pauvres responsables de leur situation ont pu légitimer dans l’opinion l’idée qu’on leur demande toujours plus de preuves de leur volonté de s’en sortir, en échange d’une « aide sociale ». Ce travail approfondi d’enquête et de réflexion prend à contrepied cette logique de contrepartie qui inspire nos politiques publiques depuis 30 ans et apporte une contribution nouvelle et importante au débat public. […]

Newsletter #1 : Derrière la crise sanitaire, surgit la crise économique et sociale : soyons vigilants face au projet de réforme des aides sociales et de création du Revenu Universel d'Activité (RUA)

Au-delà de la crise sanitaire que nous vivons, il faut préparer les réponses aux problèmes économiques et sociaux que celle-ci engendre déjà et qui s’annoncent redoutables. 


Face à la gravité de cette crise l’Etat a pris quelques mesures d’urgence pour les populations fragiles qui nous semblent bien insuffisantes et bien lacunaires : l’aide exceptionnelle de 200 € versée en juin aux étudiants âgés de moins de 25 ans ayant perdu leur travail ou leur stage à cause de la crise sanitaire en est un exemple.


Par ailleurs deux signaux nous alertent sur les limites de l’exécutif à prendre la véritable mesure de cette situation :

– le refus d’étendre le RSA aux 18-25 ans

– la nomination de Brigitte Klinkert en tant que ministre de l’Insertion, jusqu’alors présidente du département du Haut-Rhin, dont l’un des projets visait à conditionner le RSA à des heures de travail bénévole. […]

Le Collectif sur Twitter

Juin 2019 : Constitution d'un collectif d'acteurs vigilants face au projet de Revenu universel d'activité du gouvernement

Emmanuel Macron a annoncé, le 13 septembre 2018, le lancement d’un plan de lutte contre la pauvreté, qui intégrera la mise en place d’un « revenu universel d’activité ». Les associations signataires de cette tribune veulent pointer les risques de ce projet et en appellent à de véritables mesures d’amélioration du système de protection sociale. […]

« On ne peut pas vivre des minima sociaux aujourd’hui. On peut à peine survivre. Mais ça n’intéresse personne. Depuis le temps qu’on demande à être reçus par Agnès Buzyn, ministre des Solidarités donc aussi des Précaires… Mais on n’est jamais entendus, jamais à la table des négociations. Il faut se rendre à l’évidence, quand vous êtes chômeurs, précaires, vous finissez par être complètement invisible. Pourtant nous contribuons aussi à l’économie nationale par la TVA. Aujourd’hui, ce n’est pas d’un RUA dont nous avons besoin, mais d’un véritable revenu universel, individuel et inconditionnel. »

Isabelle Maurer

cofondatrice de l'Archipel des Sans-Voix et membre du MNCP

« Le regard sur les chômeurs n’a cessé de se durcir. On cherche à nous faire croire qu’il y a des bons et des mauvais chômeurs. Il y a ceux qui cherchent du boulot et ceux qu’il faut contrôler et sanctionner. Mais on ne cherche pas à comprendre l’impact que ça peut avoir quand ça fait deux ans que vous enchaînez les refus, que vous avez fait tout l’annuaire mais qu’il y a toujours quelqu’un qui finit par vous passer devant. Ce sont toujours les mêmes qui vont prendre une claque dans la gueule. On ne parle jamais de cette violence-là. »

Marc Desplats

membre du Mouvement National des Chômeurs et Précaires

« Le revenu universel d’activité n’aura d’universel que le nom. Il ne répond pas aux trois critères définissant un revenu de base : il ne sera pas universel puisqu’il ne ciblera que les personnes en recherche d’emploi. Il ne sera pas inconditionnel puisqu’il s’agira d’accepter une des deux offres d’emploi proposées jugées « raisonnables » par l’administration. Et il ne sera pas non plus individuel puisqu’il n’est pas prévu de revoir dans ce projet le modèle du foyer fiscal »

Nicole Teke

membre du Collectif pour un Droit au Revenu

« J’ai travaillé pendant de nombreuses années dans une grande entreprises de télécommunications. J’ai vu comment la « gestion managériale» s’est transformée en industrie à broyer des salariés. On finit par devenir des robots, sanctionnés pour avoir eu le malheur de dire « bonjour » au téléphone parce que ça nous faisait perdre en compétitivité… Si le travail nous rend inhumain, il faudra finir par s’interroger sur le bien-fondé de notre système actuel qui l’encense sans poser la moindre question sur sa nature ou ses conditions… »

André Barnoin

membre du Mouvement National des Chômeurs et Précaires